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Auvergne

L'Auvergne (prononcé [o.ˈvɛʁɲ]) est une ancienne province de France et une région administrative située dans le Massif central. Ses habitants sont les Auvergnats. Clermont-Ferrand est le chef-lieu de la région administrative et la capitale de l'ancienne province. Les langues régionales sont l’occitan (Auvergnat, Haut-languedocien, Vivaro-alpin) et le bourbonnais (langue d'oïl).

La région administrative regroupe quatre départements : l'Allier, le Cantal, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme .

Au XVIIIe siècle l'ancienne province d'Auvergne avait une étendue plus réduite. Son territoire correspondait approximativement aux départements du Cantal (Haute-Auvergne), du Puy-de-Dôme (Basse-Auvergne) et au tiers ouest de la Haute-Loire. L'autre partie de ce département couvre l'ancien comté épiscopal du Velay1. Le département de l'Allier correspond à l'ancien Duché de Bourbon.

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Dénomination et blason

Auvergne est écrit en roman médiéval ou en auvergnat Auvernha, Auvernhe ou dans le nord de la Lozère Alvernhe (c'est la lettre "h" qui rend le son "i" mouillé ou "gn" dans la toponymie de l'Auvergne). Le mot reste féminin. Le blason de l'Auvergne, d’or au gonfanon de gueules bordé de sinople, a été pris par Guillaume IX d'Auvergne. Avant lui, les comtes d'Auvergne portaient : "de gueules à la bande d'or" (qui était l’ancien blason des comtes de Châlon). Il aurait pour origine la bannière qu’aurait porté l’aïeul de sa mère Adélaïde de Brabant, Eustache III, comte de Boulogne-sur-Mer, frère de Godefroy de Bouillon, lors de la conquête de Jérusalem, mais peut-être aussi celle de l’abbé d’Aurillac autour de laquelle se rallièrent les chevaliers de la nation d'Auvergne.

Histoire : le pays des Arvernes

Vercingétorix, chef des Arvernes L'Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes. C'était une puissante confédération regroupant les Gabales, les Vellaves, les Cadurques dont l'aire d'influence comprenait le Languedoc et l'Aquitaine. Vercingétorix prend le titre de roi en 52 av.n.è. Son père, Celtillos, avait été élu à cette fonction avant lui et il avait été exécuté par ses compagnons pour avoir voulu la rendre héréditaire. Vercingétorix réussit au cours de l'hiver -53/-52 av.n.è. l'alliance de toutes les tribus celtes autour de lui, en obtenant des "otages" (fils ou filles de rois) de chaque tribu, garants de leur fidélité et de leur alliance. D'après les fouilles récentes des archéologues (émission radio d'Yves Calvi avec chercheurs, d'octobre 2007), la capitale des Arvernes aurait été située entre Gergovie, Corent, Aulnat et plusieurs autres sites significatifs dans un périmètre de 35 km, laissant extrapoler une population centrale de 150 000 habitants et de plus de 400 000 habitants pour l'ensemble du territoire.

Les Arvernes étaient l'une des plus puissantes et des plus riches tribus de Gaule antique.

Langues

Il y a deux langues autochtones dans la région d'Auvergne:

  • L'occitan ou langue d'oc dans sa variété auvergnate, se parle dans presque toute la région, ainsi que dans sa variété vivaro-alpine vers Yssingeaux, et languedocienne (sous-dialecte carladézien ou aurillacois) dans le sud-ouest du Cantal.
  • Le français ou langue d'oïl, sous une forme dialectale, se parle dans la moitié nord du Bourbonnais (Allier).

Si la moitié nord du Bourbonnais (Allier), autour de Moulins, est de langue d'oïl, il faut préciser que la moitié sud du Bourbonnais, vers Montluçon et Vichy, est de langue d'oc. Le terme de bourbonnais est ambigu: il peut désigner aussi bien les parlers occitans (le bourbonnais d'oc) que les parlers français du Bourbonnais (le bourbonnais d'oïl). D'après un sondage de 200611, la dénomination la plus répandue pour l'une ou l'autre des deux langues est le terme patois (78 % de la population) au côté de termes plus régionalisés (auvergnat, bourbonnais, vellave). Néanmoins, une certaine conscience des identités culturelles émerge au travers de dénominations telles que bourbonnais (5 %), auvergnat (10 %), occitan (8 %) ou langue d’oc (4 %). La langue régionale, qu’elle soit d'oïl ou d'oc représente une forte réalité de la région :

  • 61 % déclarent comprendre plus ou moins bien leur langue régionale dont 22 % facilement ou parfaitement
  • 42 % déclarent savoir la parler plus ou moins bien dont 12 % facilement
  • 29 % déclarent la lire plus ou moins bien dont 10 % assez facilement
  • 17 % déclarent l’écrire plus ou moins bien dont 4 % facilement.

La transmission de la langue se fait pour l'essentiel dans le cadre familial (grands-parents à 61 %, ou encore l’entourage à 50 %) avec une part très faible par le réseau institutionnalisé qu'est l'école (10 %). Ici se pose le problème du rôle de l'État dans celle-ci puisque 40 % des gens qui n’ont pas appris la langue à leurs enfants regrettent maintenant de ne l'avoir pas fait. Ce regret est encore plus fort chez les générations montantes (58 % chez les moins de 35 ans). De plus le souhait d'apprendre est très présent. Il est le plus fort chez les moins de 35 ans (23 %). Le désir de voir la langue être proposée à l'école est le plus fort dans les départements suivants: Haute-Loire (53 %), Puy-de-Dôme (51 %) et Cantal (74 %). Le souhait que ses propres enfants apprennent la langue est très fort (41 %) et se renforce chez les jeunes générations (58 % chez les moins de 35 ans). 71 % des habitants de la région se déclarent favorables au maintien et au développement de la langue et de la culture régionales, encore davantage chez les moins de 35 ans (76 %). Pour ce faire, ils souhaitent voir différentes institutions jouer leur rôle :

  1. France 3 Auvergne devrait proposer des émissions en langue régionale à 54 %
  2. la région (54 %), l'Éducation nationale (43 %), le ministère de la culture (42 %) et les communes sont vus par les habitants de l'Auvergne comme étant les acteurs légitimement en devoir de transmettre et de développer leur langue et leur culture12