Le ratel, psychopathe des savanes

Répondant au doux nom de "Honey Badger" en anglais, le ratel est une espèce de mini-monstre qui vous fait votre fête quand il veut. Partons à la rencontre de l’adorable petite terreur.

Le joyau de la savane dévorant un innoffensif cobra

Connaissez-vous le ratel ? Cet animal charmant, sorte de croisement entre un putois et un gobelin enragé, est le roi, que dis-je, l’empereur du règne animal. Si le ratel laisse les projecteurs au lion, auquel il démonte d’ailleurs sa face quand il veut, c’est uniquement parce qu’il s’en fout. Le ratel, il les bouffe, vos projecteurs. Quand il garde sa petite gueule fermée, le ratel ressemble à un gros blaireau, et ce n’est pas un hasard : il fait partie de la même famille de prédateurs mammifères, les Mustélidés. Or, parce que le ratel n’a besoin de personne, il fait aussi partie des Mellivora… Un genre qu’il est la seule espèce à peupler.

Partez tant qu'il est encore temps !

Pourquoi créer un genre pour une seule espèce ? Mais parce qu’on ne mélange pas un ratel avec d’autres êtres vivants, enfin. Vous êtes fous, vous.Est-ce que vous l’avez bien regardé ?

Le ratel s’en bat les steaks

La bête n’est pas très épaisse, avec ses 10kg toute mouillée, mais elle en jette. Imaginez-vous face à face avec un gros putois dont les jolies canines arrivent à hauteur de votre genou… Vous auriez à peine le temps de pousser un petit cri très aigu avant que ses griffes à la Wolverine ne se plantent dans votre chair délicate.Le ratel n’a pas peur de vous. En fait, il n’en a rien à foutre. Il ne craint rien ni personne, il trottine où il veut, quand il veut, et il défonce le premier qui croise son chemin. Il peut vivre une vingtaine d’années, voire plus tant que personne n’en fait son quatre-heures…

Le ratel, l’animal le plus METAL de la savane

Bien sûr, le ratel peut se faire mordre, et il n’est pas indifférent au venin ! S'il pique un roupillon après avoir fait sa fête au cobra, et bien il ne dort pas : il fait un petit coma à base de poison. Puis, quelques heures plus tard, ça va mieux et il passe à table. Voilà.Avec tout ça, vous vous en doutez, l’espèce se porte bien. Pas de danger d’extinction en vue, car même l’homme ne parvient pas à menacer le ratel. Il auraitbien un peu de mal avec les apiculteurs, mais ce serait réciproque, tant ces derniers s’arrachent les cheveux à essayer de mettre leurs ruches à l’abri de l’animal.

On ne la fait pas à un ratel

Le ratel n’est pas juste le seul animal capable de faire face à l’écureuil de Londres. Il est immunisé contre la plupart des venins mortels, il a une nuque de guerrier et cinquante couches de cuir en guise de peau, qui le rendent pratiquement impossible à tuer. Il s’appelle « honey badger » en anglais parce qu’il va se servir chez les abeilles en se foutant pas mal des dards obliques de ces dernières (qu’il doit gober au passage). Il a la fâcheuse tendance à foncer dents les premières vers les parties génitales. MAIS c’est également un mammifère d’une intelligence diabolique, qui va rapidement vous faire comprendre que vous n’avez nulle part où aller, nulle part où vous cacher.

le beat est bon !